Questions fréquentes
Ce que l'on nous demande le plus souvent, avant et après l'installation. Chaque réponse tient en quelques lignes. Pour les gestes détaillés, avec captures d'écran, voir le guide d'installation.
Ce qu'il faut savoir avant d'appuyer sur le bouton.
Gratuit, sans publicité, sans achat intégré, sans compte à créer. Le code est ouvert et consultable (licence MIT sur GitHub).
Non. Il s'ajoute à la liste des claviers du téléphone sans toucher aux autres. Vous basculez de l'un à l'autre quand vous voulez, et vous pouvez revenir à votre clavier habituel à tout moment.
Uniquement pour le télécharger. Ensuite tout se passe dans le téléphone : les suggestions, les accents, le correcteur et les jeux fonctionnent en avion, dans une zone sans réseau, sans forfait data. L'application ne demande d'ailleurs même pas la permission d'accéder à internet.
Oui. Le simulateur en ligne fait tourner le vrai clavier dans le navigateur, avec le dictionnaire et le modèle de suggestions livrés dans l'application. Rien à installer.
Les deux marchent. Sur Google Play, l'application est en test fermé : il faut d'abord s'inscrire depuis son téléphone, avec le compte Google qu'on y utilise, puis elle s'installe et se met à jour comme n'importe quelle autre. Le test est réservé à une liste de comptes ; si le vôtre n'y est pas encore, demandez-le par le formulaire de retours.
Sinon, l'APK se télécharge directement depuis les versions publiées sur GitHub, au prix d'une autorisation « sources inconnues » et de mises à jour à refaire à la main.
Le clavier fonctionne à partir d'Android 5.0, sorti en 2014. Tout le calcul est local et tient dans un dictionnaire de quelques mégaoctets : il n'y a ni modèle de langue à charger, ni requête réseau à attendre. Ce qu'il fait et ce qu'il ne fait pas, face à Gboard et au clavier d'Apple, est détaillé sur la page comparatif.
7 Mo à télécharger. Tout est dedans : les 123 265 formes que le clavier reconnaît, le modèle de suggestions contextuelles, le dictionnaire bilingue Wierderbuch avec ses phrases d'exemple, le dictionnaire français de secours, les emojis et les jeux. Rien n'est téléchargé ensuite et l'application ne grossit pas avec l'usage. Autrement dit, le clavier pèse comme deux photos : en supprimer deux, déjà sauvegardées, suffit à lui faire de la place.
| Ce que garde un téléphone | Place occupée |
|---|---|
| Lëtzebuergesch Clavier, à télécharger | 7 Mo |
| Une photo prise avec le téléphone | 2 à 5 Mo |
| Une application courante : Messages, YouTube, Photos | 80 à 140 Mo |
Mesure faite sur l'APK de la version 11.1.1 : 6 956 312 octets. Le poids d'une photo est un ordre de grandeur courant, pas une mesure : il dépend du téléphone et de la scène. Google Play ne télécharge par ailleurs que les morceaux utiles à votre modèle, donc le téléchargement réel y est un peu plus court.
Non, le clavier n'existe que sur Android. Du côté d'Apple, le
luxembourgeois n'était pas pris en charge jusqu'à iOS 26 ; une
disposition lb est annoncée pour iOS 27.
Les blocages classiques des premières minutes.
Oui. Android affiche ce message pour tous les claviers, Gboard compris, parce qu'un clavier voit par construction ce qui est tapé. La question utile est donc ce que le clavier fait de ce texte : ici, rien ne sort du téléphone, et l'application n'a pas la permission d'accéder à internet. Voir la politique de confidentialité.
Presque toujours la même cause : il a été activé mais pas sélectionné. Ce sont deux étapes distinctes. Touchez un champ de texte, puis l'icône de clavier en bas de l'écran, et choisissez « Lëtzebuergesch Clavier » dans la liste. Le guide montre le geste en images.
Le geste n'est pas symétrique, et c'est ce qui surprend. Pour quitter le clavier luxembourgeois : appui long sur sa barre d'espace. Pour y revenir : l'appui long sur la barre d'espace de l'autre clavier ne suffit pas, il change seulement sa langue interne. Il faut toucher l'icône de clavier dans la barre de navigation, en bas de l'écran.
Le soulignement rouge ne vient pas du clavier mais du correcteur orthographique du système, qui ne connaît pas le lëtzebuergesch. L'application en fournit un : Paramètres Android → Système → Clavier → Correcteur orthographique, puis choisissez « Lëtzebuergesch Clavier ». C'est bien sous Clavier, pas sous Langues, c'est là que la plupart des gens le cherchent en vain.
Android garde parfois l'ancienne liaison jusqu'au redémarrage du téléphone. Cela vient du système, pas du clavier : redémarrez, le correcteur reprend.
Une fois le clavier en place.
Parce que c'est la disposition des claviers physiques au Luxembourg, celle du clavier suisse-français, et celle que le luxembourgeois partage avec l'allemand. Le é ferme la rangée du milieu, là où le QWERTZ suisse-français le place.
Les trois diacritiques qui portent la langue ont chacune leur touche, sans appui long : é, ä et ë. C'est un choix mesuré sur le corpus, où é, ë et ä comptent 269 749, 142 374 et 111 780 occurrences, quand le suivant, ü, tombe à 7 184.
Les autres (ü è ê ô à ö) s'obtiennent par un appui long d'une seconde sur la voyelle : les variantes apparaissent au-dessus, et les petits accents imprimés dans le coin d'une touche annoncent ce qu'elle cache.
À l'élision, omniprésente en luxembourgeois : d'Land, s'Kanner, d'Kand. Elle a sa propre touche parce que le corpus compte 99 349 apostrophes, plus que le trait d'union et six fois plus que l'apostrophe courbe ’. Un appui long donne ’ “ ” et le guillemet droit.
Oui depuis la version 10.19.0, et prudemment. Le luxembourgeois capitalise ses substantifs (la Groussschreiwung) et le clavier rétablit la majuscule au moment où le mot est validé : an der rue devient an der Rue.
Il ne le fait que lorsqu'il a réellement vu ce mot écrit ainsi après le mot qui précède, ce qui laisse intact ce que vous écrivez en français : sans cette prudence, un message français aurait vu un mot sur quatre se faire capitaliser. Dès que vous tapez vous-même une majuscule, la correction se tait ; une touche ⌫ l'annule ; un interrupteur dans les réglages la coupe ; et elle ne s'active jamais dans un champ de mot de passe.
Oui, sans changer de clavier. Les suggestions françaises prennent le relais à partir de trois lettres tapées, à côté des propositions luxembourgeoises. Beaucoup de conversations au Luxembourg passent d'une langue à l'autre d'une phrase à la suivante : c'est le cas prévu. Le correcteur orthographique fourni couvre lui aussi le français.
Oui. Letzebuergesch retrouve Lëtzebuergesch : la comparaison ignore les diacritiques. Les fautes de frappe sont pardonnées de la même façon, par distance d'édition : une ou deux lettres de travers ne font pas perdre le mot.
Le clavier reconnaît 123 265 formes, de deux provenances : 38 410 viennent d'un corpus public de luxembourgeois contemporain, reconstruit à chaque publication, et 84 855 du Lëtzebuerger Online Dictionnaire, le dictionnaire officiel de la langue. Ce sont ces dernières qui ont apporté les mots du quotidien que la presse n'écrit jamais, comme Läffelen ou schaffesch. Il reste des manques : un mot vu moins de trois fois dans le corpus n'y entre pas, le luxembourgeois compose ses mots sans limite, et quelques formes courantes ne figurent dans aucune des deux sources. Signalez-le par le formulaire de retours ou par une issue GitHub : c'est de cette manière que la liste grandit.
Pas dans la version stable. Une reconnaissance vocale luxembourgeoise est en essai dans le canal Labs, et elle n'ira pas plus loin tant que sa qualité et son cadre juridique ne seront pas réglés. La dictée du système, elle, reste accessible normalement, avec les langues qu'elle connaît.
À réviser le vocabulaire sans y penser. Quatre jeux puisent dans le même dictionnaire que le clavier : Wuertsich (mots mêlés), Wuertmix (remettre des lettres dans l'ordre), Wuertriet (deviner un mot de cinq lettres en six essais) et Wuertlück (retrouver le mot qui manque à une phrase luxembourgeoise authentique). Un cinquième, Zuelwuert, porte sur l'écriture des nombres : une multiplication, et quatre orthographes de son résultat dont une seule est correcte.
Le sixième, Kräizwuert, est des mots croisés, et le seul où l'on écrit soi-même le luxembourgeois : les définitions sont en français, les cases sont vides, et les accents comptent — Ä, Ë, É, Ö et Ü sont sur le pavé du jeu. Chaque mot trouvé rappelle son orthographe véritable, puisqu'une grille en capitales efface justement la majuscule des substantifs.
En parallèle, huit niveaux jalonnent votre progression, d'Ufänker à Sproochenmeeschter, selon la part du dictionnaire que vous avez déjà employée. Tout cela est facultatif et ne change rien à la frappe.
Ce que le clavier voit, et ce qu'il en fait.
Non. Rien n'est envoyé, ni à nous ni à un tiers : il n'y a ni serveur, ni compte, ni statistique d'usage collectée. Ce n'est pas seulement une promesse d'intention, c'est vérifiable : l'application ne déclare pas la permission internet, donc le système Android l'empêcherait d'émettre quoi que ce soit même si elle essayait.
Une seule : afficher une notification, pour signaler un nouveau niveau de vocabulaire atteint. Refusez-la, le clavier fonctionne à l'identique. Ni internet, ni contacts, ni localisation, ni micro, ni accès à vos fichiers.
Le code source est public si vous voulez le vérifier vous-même, et la politique de confidentialité détaille chaque autorisation.
Il ne construit aucun dictionnaire personnel : un mot absent du dictionnaire livré n'est jamais enregistré, même tapé cent fois.
Ce qu'il tient, ce sont des compteurs d'usage portant uniquement sur les mots déjà présents dans son dictionnaire, pour l'écran « Mäi Lëtzebuergesch » et pour mieux classer vos suggestions. Un mot de passe, un nom propre, un identifiant, une adresse n'y figurent pas et ne sont donc jamais comptés, et le clavier se met de lui-même en retrait dans les champs de mot de passe. Le fichier ne quitte pas le téléphone et part avec l'application si vous la désinstallez.
Qui fait ce clavier, et avec quoi.
De deux corpus de luxembourgeois écrit publiés en accès libre sur Hugging Face. LuxAlign apporte 180 342 phrases de presse RTL.lu, soit 3,1 millions de mots : c'est de là que viennent le vocabulaire et presque tous les enchaînements. LETZ apporte les 5 862 phrases d'exemple du Lëtzebuerger Online Dictionnaire : soixante fois plus petit, mais le seul endroit où l'on trouve en quantité dech, däin, hues, mamm, c'est-à-dire ce qu'on tape sur un téléphone et que la presse n'écrit jamais.
Il en sort 38 410 mots et 26 172 contextes de prédiction, que le dictionnaire officiel complète ensuite pour porter le clavier à 123 265 formes reconnues. Le détail, chiffres et méthode, est sur la page les corpus en chiffres.
Mesuré, et sans enjoliver : sur ParaLux, un jeu de phrases luxembourgeoises qu'aucun corpus d'entraînement ne contient, le mot réellement tapé figure dans les trois suggestions affichées 18,8 % du temps, et 94,1 % des mots de ces phrases sont connus du dictionnaire.
Le chiffre est calculé sur les fichiers réellement livrés dans l'application, pas sur un jeu maison : un échantillon retenu du corpus d'entraînement afficherait 23,9 %, et flatterait le modèle.
Médhi Famibelle, développeur établi au Luxembourg. C'est un projet citoyen, bénévole, sans structure commerciale derrière, et son code est ouvert.
Le code est sous licence MIT, donc oui. Le dictionnaire, non sans précaution : il dérive de LuxAlign, publié en CC BY-NC 4.0, et de LETZ, en CC BY 4.0. L'attribution est obligatoire dans les deux cas, et la clause NC interdit un usage commercial des fichiers qui en descendent, même si le code, lui, est libre. Les citations exigées sont rassemblées dans CORPUS.md.
En l'installant, d'abord, et en en parlant autour de vous : c'est le nombre d'utilisateurs qui donne du poids au lëtzebuergesch écrit sur les téléphones. Ensuite en signalant ce qui manque (un mot absent, une suggestion à côté, un blocage à l'installation) par le formulaire de retours, et en diffusant les tracts, affiches et triptyques de l'espace ambassadeurs.
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