Lëtzebuergesch Clavier · kit ambassadeur

Charte graphique 🖌️

De quoi fabriquer une affichette, une story ou une diapositive qui ressemble aux supports du projet. Les couleurs, la police, le logo, et surtout les règles qui disent chaque couleur a le droit d'aller, et celles-là ne sont pas des préférences, elles viennent de contrastes mesurés.

1. La marque

Un seul nom porte le produit, et il ne se traduit pas.

Lëtzebuergesch Clavier est le nom du produit. Il s'écrit toujours ainsi, avec le tréma et sans trait d'union, et ne se traduit pas : pas de « clavier luxembourgeois » en guise de nom propre, cette formule sert à décrire le produit, pas à le nommer.

Le clavier est publié par Médhi Famibelle. La signature va en pied de page, jamais en tête : c'est le clavier qu'on présente, pas son auteur.

La signature produit, qui ferme les supports imprimés comme elle ferme le site : « Däi Lëtzebuergesch, op dengem Telefon. »
L'accroche, celle qui ouvre : « Mir schwätze Lëtzebuergesch, elo schreiwe mir et och. »

2. Les couleurs

Deux couleurs viennent du drapeau, et ce sont exactement celles que le clavier affiche à l'écran : le rouge des touches d'action et des suggestions luxembourgeoises, le bleu de la barre d'espace et des suggestions françaises. Les deux autres sont des couleurs de service.

Rouge drapeau
Rouge#ED2939
Aplats, traits, gros titres. Jamais de petit texte.
Bleu drapeau
Bleu ciel#00A1DE
Puces, filets, marches, cerclages. Jamais de texte.
Bleu profond
Nuit#003876
Le fond qui porte du texte, et la couleur des titres sur papier.
Encre
Encre#1C2624
Le texte courant, et le fond du dos du dépliant.
Papier
Papier#F5F5F5
Le fond clair, celui du clavier lui-même. Le blanc pur reste réservé aux cartes posées dessus.

La règle, et d'où elle vient

Les deux couleurs du drapeau sont vives et claires. Mesurées contre le blanc, elles ne tiennent pas ce qu'un aplat de marque promet :

Couleursur blancsur encreCe qu'elle a le droit de porter
Rouge #ED29394,22:1 3,68:1 Du texte de 24 px, ou 18,7 px en gras, et au-delà (seuil 3:1). Rien de plus petit.
Bleu ciel #00A1DE2,94:1 5,29:1 Aucun texte sur fond clair. Sur fond sombre, il redevient lisible et sert d'accent.
Bleu profond #00387611,49:1 1,35:1 Tout, sur fond clair. Rien sur fond sombre.
Encre #1C262415,53:1 Sans objetLe texte courant, partout sur fond clair.

D'où les trois règles qui gouvernent tous les supports du projet :

  • Le rouge ne porte jamais une ligne de texte courant. Il fait les aplats, les traits, les titres en grand corps, et il est le seul à pouvoir crier.
  • Le bleu ciel ne porte jamais de texte sur fond clair. Il est fait pour les puces, les filets, les cerclages et les marches de progression. Sur un fond sombre, il reprend le rôle d'accent que le bleu profond ne peut plus tenir.
  • Le bleu profond porte le texte. C'est lui, et non le rouge, qui fait les aplats sur lesquels on écrit en blanc.

3. Le motif : la coupe franche

Le rouge et le bleu du drapeau sont presque complémentaires : les fondre l'un dans l'autre fait traverser le violet, et cette bande sale se voit sur chaque support. Le drapeau règle lui-même la question : il les sépare par une bande blanche.

✅ Coupe franche, filet blanc de 1,7 % : les deux couleurs se touchent sans se mélanger. C'est le fond du tract et de la couverture du dépliant.
❌ Dégradé direct : le milieu vire au violet, une couleur qui n'appartient ni au drapeau ni à la marque.

Sur l'affiche, la coupe est horizontale et le panneau blanc du contenu tient lui-même la bande blanche : le support se lit alors comme le drapeau, rouge en haut, blanc au milieu, bleu en bas.

4. La typographie

Deux familles, trois usages, et une graisse plafond.

Schreif Lëtzebuergesch.

« Mir schwätze Lëtzebuergesch, elo schreiwe mir et och. »

Fredoka 700 pour les titres et les accroches, police système pour le texte courant, comme ici.

  • Fredoka, graisse 700 : titres, accroches, capsules, chiffres mis en avant. 700 est un plafond : c'est la graisse la plus lourde embarquée dans assets/fredoka-embed.css, et demander 800 ne donne pas un titre plus gras, mais un faux gras fabriqué par le moteur de rendu.
  • Police système (-apple-system, "Segoe UI", Helvetica Neue, Arial) : tout le texte courant. Aucun chargement, aucun décalage au premier affichage.
  • Chasse fixe : les valeurs techniques, les URL, les mentions de pied de support.
  • La police est embarquée en base64, pas servie par Google Fonts : les supports imprimés s'exportent parfois hors ligne, et une police absente au moment du rendu recomposerait toute la page. Fredoka est sous licence SIL Open Font 1.1, l'embarquement est donc permis.

6. L'écriture

Ce qui distingue le ton du projet, et ce qu'on ne s'autorise pas.

  • Le français explique, le luxembourgeois signe. Les pages et les supports sont rédigés en français, la langue commune du pays pour ce genre de document, et les accroches, la signature et les noms de niveaux restent en lëtzebuergesch. C'est le clavier qui parle luxembourgeois, pas la brochure.
  • Un chiffre plutôt qu'un adjectif. « 123 265 formes reconnues » plutôt que « un dictionnaire riche » ; « 18,8 % de mot juste dans les trois propositions » plutôt que « des suggestions pertinentes ». Tout chiffre publié vient du dictionnaire livré ou d'une mesure reproductible.
  • Dire ce qui manque. Pas de saisie glissée, pas de thème sombre, pas de dictionnaire allemand, la dictée encore au stade des essais. Un support qui tait cela obtient une installation et perd un utilisateur la semaine suivante.
  • Jamais de citation de presse inventée. Le projet n'a pas de revue de presse ; à la place des encarts de citations, les supports portent trois faits vérifiables. Le jour où un média en parlera vraiment, la citation prendra leur place.
  • Les emoji sont des repères, pas de la décoration. Un par section au plus, toujours le même pour la même idée : 📲 installer, 🪧 tract, 🎨 affiche, 📖 dépliant, 🔬 Labs, 💧 version éco encre, 🗓️ sortie publique.

7. Les fichiers

Tout ce qui est réutilisable, et comment le régénérer.

Les supports sont des pages HTML, pas des fichiers de maquette : le PDF se refait à tout moment avec google-chrome --headless --print-to-pdf, et changer une phrase ne demande pas de rouvrir un logiciel de mise en page. C'est aussi ce qui garantit que le tract et le site ne divergent pas sur les chiffres.